L’homme a commencé à sélectionner des plantes il y a environ 10 000 ans lorsqu’il s’est mis à cultiver des plantes pour assurer ses besoins alimentaires. A cette époque, l’homme a choisi les plantes qu’il utilisait en conservant et en reproduisant les plus belles, les plus productives, les meilleures à manger, mais également les plus faciles à récolter et à conserver.
La culture et la sélection empirique du blé par l’homme de la préhistoire ont abouti à la différenciation, entre 6 000 et 5 000 ans avant J-C, du blé dur (utilisé aujourd’hui pour la fabrication des pâtes) et du blé tendre (pain).

A la fin du 19ème siècle, avec la découverte des lois de l’hérédité, il est devenu possible d’utiliser de manière plus précise le potentiel de recombinaison des gènes lié à la reproduction sexuée. M. de Vilmorin a jeté les bases de la sélection moderne en proposant des méthodes plus efficaces pour croiser deux individus choisis pour leurs caractères intéressants : résistance aux parasites, rendement, ... et rechercher dans leurs descendants les plantes qui avaient cumulé les caractéristiques favorables des 2 parents.

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Depuis plusieurs décennies, le développement des connaissances en biologie, tant au niveau cellulaire qu’au niveau moléculaire ont donné naissance aux biotechnologies modernes, sources de progrès et d’innovations.

Les progrès en biologie cellulaire ont rendu possible la culture in vitro pour la plupart des espèces cultivées. La culture in vitro permet l’application de techniques afin de produire en grande quantité des plantes sélectionnées et parfaitement saines : c’est le cas de l’asperge, du fraisier, de la pomme de terre, de l’ail...
Les connaissances acquises en biologie moléculaire permettent d’analyser et de caractériser l’information génétique d’un être vivant. Cette nouvelle science est appelée génomique.
Les savoir-faire combinés acquis en biologie cellulaire et moléculaire permettent de modifier cette information génétique en introduisant de nouveaux gènes (autrement que par la reproduction sexuée), c’est la transgénèse.

L’introduction des plantes transgéniques en agriculture vise à améliorer les conditions de culture par optimisation raisonnée des moyens phytosanitaires, ou encore en créant de nouvelles variétés végétales résistantes aux contraintes environnementales.